Religions & Révérends

Publié le par Lucie Delarosbil

Dans le Recensement de 1831, sept catégories concernaient les religions. Pour chacun des ménages, on comptait les personnes... 1. en relation avec l’Église d’Angleterre, 2. celles en relation avec l’Église d’Écosse, 3. les Catholiques Romains, 4. les Méthodistes, 5. les Presbytariens et les Congrétionalistes qui n’étaient pas en relation avec l’Église d’Écosse, 6. les Baptistes et 7. les Juifs.

De Bonaventure à Pointe au Maquereau, seules les trois premières religions étaient pratiquées et deux « Rev », révérends, déservaient le territoire Voici le comptage sur chacun des onze feuillets: 1. (0-10-109), 2. (7-74-162), 3. (3-76-139), 4. (170-27-32), 5. (63-94-24), 6. (55-23-132), 7. (15-0-216), 8. (98-50-57), 9. (8-43-100), 10. (0-19-209) et 11. (23-57-90). Total: 442 Anglicans, 473 Écossais et 1270 Catholiques, pour 2185 personnes de recensées dans le district. Sur les 410 ménages, seuls deux comptaient des personnes de religions différentes. Chez Charles Forest (feuillet 2), deux personnes étaient en relation avec l’Église écossaise et dix avec l’Église catholique, alors que chez William McDaniels (feuillet 8), cinq l’étaient avec l’Église écossaise et deux avec l’Église catholique.

L’abbé Joseph-Alexandre Boivert (feuillet 2) était le missionnaire itinérant à la Baie des Chaleurs, de 1827 à 1832, pour l'Église catholique. On retrouve sa signature dans les BMS de la région. Âgé d’au moins 30 ans, il avait un cheval et deux maisons, une habitée et une inhabitée. Il ne possédait pas de bien-fonds. Il abritait deux jeunes hommes, de 14 à 17 ans et de 18 à 20 ans, des serviteurs qu’il employait comme fermiers. En ce qui a trait au révérend Doolittle (feuillet 5), on précisait, dans la catégorie des informations générales du recensenment, la nature anglicane de sa mission religieuse. Il logeait à New Carlisle dans une maison qu’il louait. Il était âgé d’au moins 30 ans, marié et sans enfant. Il avait trois animaux: une bête à cornes, un cheval et un cochon.

À titre informatif, selon Le Petit Larousse: « L’anglicanisme a pour origine un désaccord personnel entre le pape et le roi Henri VIII, qui se proclama, en 1534, chef suprême de l’Église d’Angleterre. »

© Lucie Delarosbil. 2014

Publié dans Étude 1831, Ancien village

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