Seniack, Mark Demie & John Bask

Publié le par Lucie Delarosbil

Dans le Recensement de 1831, plusieurs patronymes avaient été transformés selon les sons qu’entendaient les recenseurs anglophones: Brasure pour Brasseur (Lebrasseur), Castieu pour Castillou (Castilloux), Chapedeau pour Chapadeau (Chapados), Robisvile et LeRosbie pour Darosbil (Delarosbil), Dugay pour Duguet ou Dugué (Duguay), Huor pour Huart (Huard), Josett pour Joseph, Langly pour Langlois, Paresey pour Parisé, Rusie pour Roussy, etc.

On avait bien gardé les Anglehart et Horth selon ce qui semblait le plus près de leur nom d’origine. Mais qui étaient ces Piere Seniack, Mark Demie et John Bask ? Aucune famille ne portait leurs patronymes autour de Paspébiac. Évidemment, Bask était la forme anglicisée de Basque, mais personne ne portait ce nom. Est-ce que des familles avaient été oubliées dans le recensement ? À première vue, les Aspirots, Maldemay et Arotsena étaient de ceux-là.

Qui était John Bask ?

Dans le recensement, John Bask et son épouse étaient situés aussitôt après Adrien et Pierre Delarosbil. Le couple semblait avoir cinq garçons de moins de 14 ans, un garçon et une fille de plus de 13 ans, pour un total de sept enfants. À cette époque, selon les registres, Jean Aspirot et Catherine Delarosbil avaient sept enfants: Jules (3 ans), Pierre (10 ans), Placide (11-12 ans), Agathe (17 ans), Jean-Baptiste (19 ans), Isaac (22 ans) et Jean (24 ans). Isaac s’était marié avec Esther Chapados en janvier 1830, mais il était devenu veuf en juillet 1831, en plein durant la période du recensement. Il pouvait donc être compté parmi sa famille. Par ailleurs, avec sa première épouse, Jean Aspirot avait eu trois enfants: Félicité (33 ans), Jeanne (30 ans) et Jean (28 ans). Félicité était mariée avec Roch Daraiche depuis 1817, et sa soeur Jeanne (ou Geneviève), depuis 1820 avec Joseph Maldemay. Ainsi, comme le recenseur peut s’être facilement trompé de case pour les âges des enfants, il ne fait aucun doute que John Bask, Jean Basque, était bien Jean Aspirot, un de nos pionniers basques.

Qui était Mark Demie ?

Dans le recensement, Mark Demie et son épouse étaient situés juste avant Adrien Delarosbil, donc pas très loin avant Jean Aspirot ou Basque. Le couple semblait avoir trois garçons de moins de 14 ans et deux filles de plus de 13 ans, pour un total de cinq enfants. À cette époque, selon les registres, Joseph Maldemay et Jeanne Geneviève Aspirot avaient quatre enfants: Urbain (5-8 mois), Marie-Cléante (3 ans), Catherine (7 ans) et Joseph (9 ans). Aussi, il ne fait pas tant de doute que Mark Demie devait être inscrit selon ce qu’entendait le recenseur anglophone pour Maldemay, le pionnier de cette famille prénommé Joseph, originaire de Nancy en Lorraine.

Qui était Piere Seniack ?

Dans le recensement, Piere Seniack et son épouse étaient situés entre André Larocque et Louis Lamarre, à la Nouvelle de Paspébiac (canton de Hope). Le couple semblait avoir une fille de plus de 13 ans, un fils de 14 à 17 ans et deux enfants de 6 à 13 ans, pour un total de quatre enfants. À cette époque, selon les registres, Pierre Aoutsena ou Arotsaina (Otsenat) et Marie Delarosbil avaient six enfants: Monique (17 ans), Jean Thomas (20 ans), Tharsile (26 ans), Marguerite (29 ans), Claire (32 ans) et Pierre (34-35 ans). Marguerite était mariée depuis 1826 avec Joseph Joseph (fils aîné de Benjamin Joseph Killer), Claire depuis 1828 avec John Green, et Pierre, aussi depuis 1826, avec Agathe Roussy, donc trois enfants encore à la maison. La femme mariée du recensement était indiquée dans la case des moins de 45 ans, ce qui laisse supposer que ce ne pouvait être Marie Delarosbil, alors âgée de 54 ans. Or, toujours selon les registres, le couple, Pierre Aoutsena et Agathe Roussy, avait trois enfants: Suzanne (1 an), Agathe (3 ans) et Elise (4 ans). Encore une fois, comme maintes fois, peut-on suspecter des tas d’erreurs de case pour les âges et déterminer sans aucun doute que Pierre Seniack était l’un des deux Pierre Aoutsena, le père ou le fils ?

© Lucie Delarosbil, 2014

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Jean-Michel Girardot 21/06/2014 17:14

Belle enquête !

Marcel 21/06/2014 15:53

Quelle est l'origine des Otsenat ? Est-ce qu'il y a encore des descendants Otsenat en Gaspésie ?

Lucie Delarosbil 04/07/2014 05:03

Voici un article sur cette famille de Paspébiac dont le pionnier était basque:
« Arotsaina: la descendance sans le nom d'origine ».
Il suffit de cliquer ci-haut sur mon nom pour atteindre l'article en direct.
Bonne lecture !