Y'en avait encore plus loin !

Publié le par Lucie Delarosbil

Dans le Recensement de 1831, le district de « Gaspe » s’avère une source d’informations intéressante pour la recherche sur nos ancêtres et des membres de leur famille qui étaient plus éloignés de Paspébiac, entre Port-Daniel et les Îles de la Madelaine. Au contraire du district de « Bonaventure », lequel ne contenait que trois sections, dont celle de « Bonaventure to Point au Maquereau », en onze feuillets, « Gaspe » était divisé en vingt sections et la majorité n’avait qu’un feuillet.

À Newport-Pabos, on retrouvait un ménage de Lambert (German), trois de Grenier (Joseph, Benj, autre illisible) et beaucoup de Davis et de Sire. À Grande-Rivière, Petite-Rivière et Cap d’Espoir, un ménage de Blais (Alexis), de Langlois (Philip) et beaucoup de Baudin, de Vallée, de Bellivo et de Bisson. Par ailleurs, on trouvait aussi un Blais à Pointe St-Pierre (David) et deux Langlois à l’Anse au Griffon, Cap Desrosiers (Fabien) et à Long Beach, Malbaie (Charles). À Percé, une variété de patronymes s’y trouvait: Robin, Legros, Lemoignan, Dorion, Morin, Lebac (ou Levac ? Jacque), Dunn (Jacques), Chretien (Louis), Derresché (Wm), Loisel (John), Aspirot (Jno), Buller (ou Butler ? Charles), Lamb (ou Lambert ?) et beaucoup de McGinnis. De même, un Cronier (John), un Dunn (Alexis) à Whitehead; un Baker (Josiah), un Enright (Patrick) à Cape Cove; un Levesque (Louis) à Anse à Beaufils; un Scot (James) à Fox River, Grand Etang. Enfin, on remarquait deux ménages de Chevarie (Jos, Simon), un de Basque (Martin) à Magdalen Islands; et deux de Bask (John, Joseph), un de Langedoc (John) à Southwest Arm, Gaspe.

De toute cette liste très incomplète, trois noms de chefs attirent particulièrement l’attention pour les familles de Paspébiac: le fermier John Loisel, le laboureur Jno Aspirot et le pêcheur Martin Basque. Le ménage « John Loisel » avait une maison en construction, était proprio d’un bien-fonds et non-proprio d’un bien-fonds, comptait dix hommes mariés catholiques, dont six de 18 à 20 ans et quatre de 21 à 29 ans. Ils occupaient la terre en tant que locataires: « Tenant ». Le ménage « Jno Aspirot » avait une maison en construction, était non-proprio de bien-fonds, comptait douze personnes anglicanes, dont trois garçons de 18 à 20 ans, sept hommes de 21 à 29 ans et deux hommes mariés de plus de 29 ans. Ils occupaient la terre aussi en tant que locataires. Le ménage « Martin Basque » avait une maison habitée sur trente arpents de terrain, était non-proprio de bien-fonds, comptait trois personnes catholiques, dont un homme marié de 21 à 29 ans, une épouse et un enfant de moins de six ans. Comme tous les habitants des Îles de la Madelaine comptés dans ce recensement de 1831, ils occupaient la terre « Sous le bon plaisir de Sir Isaac Coffin », ou « Cossin » car les « s » étaient écrits comme des « f ».

© Lucie Delarosbil, 2014

Publié dans Étude 1831

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Jean-Michel Girardot 29/06/2014 10:56

Vraiment pittoresque, surtout le nom de Point au Maquereau. Mais je ne ris pas, parce que à Marseille une banlieue s'appelait Le Merlan ! Toute une petite société revit dans vos articles.