Une pierre deux coups

Publié le par Lucie Delarosbil

Le 3e couple de ma 7e génération: Madeleine Brasseur et André Loiselle.

Madeleine Brasseur était la fille de Mathurin-Mathieu Brasseur et de Catherine-Thérèse Duguet. Elle était donc une petite-fille des couples pionniers Brasseur/Pitre et Duguet/Berton (Lebreton). Elle était la cousine d’Osite Duguet car sa mère était la soeur de René, le père de cette dernière. Son grand-père paternel, Mathieu Brasseur, était né en Acadie vers 1702. Il avait réussi à fuir la déportation en se réfugiant à Ristigouche avec son épouse et leurs enfants. Ses parents étaient nés respectivement vers 1739 et 1756. Cadette de la famille, Madeleine avait deux soeurs et deux frères: Marguerite née vers 1770, Angélique née en 1773, Joseph-Mathurin né en 1777 et Emmanuel né en 1780.

En 1777, un futur pionnier de Paspébiac, Robert Loiselle, apparaissait sur le recensement à Tracadièche (Carleton) sous la mention « garçons qui n’appartiennent point à ces familles ». Il n'avait que 18 ans. Dix ans plus tard, il possédait le terrain 28 sur le banc de Paspébiac. Il avait épousé Anne-Élisabeth Roussi autour de 1784. Leur fils André devait être l’aîné de leurs dix enfants. Ses sept soeurs et ses deux frères: Elisabeth née en 1787, Ursule née en 1789, Pierre-Léon né en 1792, Angélique née en 1794, Élisabeth née en 1796, Rosalie née en 1799, Clothilde née en 1801, François né en 1803 et Suzanne née en 1806.

En 1797, un mariage était célébré entre Jacques Loisel et Isabelle Doiron, le 11 octobre. Ce couple eut sept garçons et trois filles. Jacques Loisel était le fils de Robert-Julien Loisel et de Julienne Lava (Lavac, Lavache). Robert Loiselle était présent à ce mariage et la mention « père » à son sujet avait été corrigée pour « frère ». Ainsi, grâce à cet acte, on connaissait les noms des grand-parents paternels d’André. Par ailleurs, ses grands-parents maternels étaient le pionnier Pierre-Léon Roussi et son épouse Anne Chapados, cette dernière étant la fille du pionnier Joannis et de Catherine Laroc.

Madeleine et André étaient d’âge mineur lors de leur mariage, le 19 septembre 1805, ce qui témoigne que tout deux seraient nés après le 19 septembre 1784. Présent à leur mariage, Jean Chapados était l’oncle de l’épouse par alliance, l’époux de sa tante paternelle Marie-Josephe Brasseur, la soeur de son père.

Le dix-neuf septembre mil huit cent cinq, / par nous, prêtre soussigné, ont été mariés / sans publication et du consentement des parens / André Loiselle, pêcheur de Paspébiac, fils mi- / neur de Robert Loiselle et de Anne Elizabeth / Roussy, ses père et mère, d’une part; et / Madeleine Brasseur, fille mineure de / Mathurin Brasseur, pêcheur du susdit lieu / et de Catherine Duguet, ses père et mère, / d’autre part; et ce, en présence de Robert / Loiselle, père, Louis Roussy, oncle de l’époux / et de Mathurin Brasseur, père, Jean Chapados, - oncle de l’épouse, et de plusieurs autres, / qui, ainsi que les époux ont déclaré / ne savoir signer. / Amiot, ptre

Voici les dix enfants du couple Brasseur/Loiselle: Mathilde née vers 1807, Madeleine née en 1808, André né en 1810, Siméon né en 1812, Robert né en 1815, Théophite née en 1817, Suzanne née en 1820, Jean né vers 1822, Samuel né en 1828 et Jacques né en 1831. Deux de leurs fils font partie de ma 6e génération: Siméon et Samuel. Ils ont une quinzaine d'années de différence.

Siméon Loiselle, né le 23 décembre 1812, épousera Émilie Harquail le 20 janvier 1834.

Le vingt trois Décembre mil huit cent / douze par nous prêtre Missionnaire Sous / signé a été baptisé Siméon né aujourd’hui / du légitime mariage de André Loiselle, / cultivateur de Paspébiac, et de Magde- / laine Brasseur. Parain Emmanuel Bras- / seur, maraine Ursule Loiselle qui avec le / père n’ont sousigné. / Al: Leclerc ptr

Samuel Loiselle, né le 23 mai 1828, épousera Sophie Parisé le 26 novembre 1851. Sur son acte de baptême, on remarque les signatures de deux André « Loisel », son père et son frère.

Le premier Juin mil huit cent vingt huit, nous prêtre / curé soussigné avons baptisé Samuel né depuis le vingtrois / mai dernier du légitime mariage d’André Loiselle cultivateur de / Paspébiac et de Magdeleine LeBrasseur. Parrain André Loiselle, mar- / raine Toinette Huart le parrain et le père ont signé avec nous la / marraine a déclaré ne savoir signer / André Loisel Andre Loisel / J. A. Boisverd ptre Mis

Enfin, André « Loisel » était décédé le 3 mars 1865 à 82 ans. Ses fils Jean, André et Robert étaient présents à sa sépulture le 6 mars. On avait inscrit qu'il était « époux légitime de Magdeleine LeBrasseur ». De son côté, Magdeleine était décédée à 93 ans, neuf ans plus tard, le 25 avril 1874, et inhumée le 27 en présence de Robert Loisel, Didace Guimont et Adolphe Huard. Elle était inscrite « épouse de André Loisel », et non veuve.

© Lucie Delarosbil, 2014

Sources des actes: FamilySearch, Québec, registres paroissiaux catholiques, 1621-1979. Mariage: Paspébiac, Notre-Dame-de-Paspébiac, BMS 1791-1811, image 38/476. Simon et Samuel: Bonaventure, Saint-Bonaventure, BMS, 1795-1815, 1810-1816, 1826-1834, 1822-1855, image 154/276 et 275/600.

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