Sauvages et sauvagesses

Publié le par Lucie Delarosbil

27 mars 1814 -

Acte de baptême situé entre deux autres actes de baptême inscrits à Paspébiac et datés du 21 et du 30 mars 1814. La transcription :

Le Vingt sept Mars mil huit / cent quatorze par nous prêtre mission / naire Soussigné a été baptisée Marie / née le vingt deux du présent mois de / parents sauvages inconnus - parain / jean Laroque - maraine Marie / Magdeleine Sauvagesse qui n’ont / sçu signer. // Al: Leclerc: Ptre

Dans la marge, on avait écrit : « B: 10 / Marie / illégitime ». Nul patronyme. Nul toponyme. Dans l’extrait, des parents inconnus, identifiés « sauvages ». Une marraine « sauvagesse », comme la petite fille, sa filleule; ses deux prénoms : Marie Magdelaine. Puis, un seul nom complet : Jean Laroque, le parrain.

Dans la région, à cette même époque, il y avait deux Jean Laroque. Les Laroque résidaient à la Nouvelle de Paspébiac, aujourd’hui Saint-Godefroy. Lequel était-ce ?

L’un était le fils de Charles Laroque (fils de François et Marguerite Caplan, métisse) et de Marguerite McLellan. Il avait épousé sa cousine Brigitte Laroque (fille de Georges et Marguerite Brasseur, acadienne), le 25 septembre 1792. L’autre Jean Laroque était le fils de ce couple de cousins, né le 13 février 1798, qui aurait pu être parrain à seize ans.

Alors... Le père ou le fils ?

© Lucie Delarosbil, 2014

Source de l'acte : FamilySearch, Québec, registres paroissiaux catholiques, Bonaventure, Saint-Bonaventure, BMS, Image 168 sur 276.

Publié dans Actes de baptêmes

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Jean-Michel Girardot 17/01/2015 07:29

La question finale est vraiment bien amenée ! Quelle précision dans les données aussi !

Lucie Delarosbil 28/01/2015 06:38

Merci, Jean-Michel !