Dans deux mariages à Pabos

Publié le par Lucie Delarosbil

Fille de Guillaume et soeur de Marguerite, Catherine Caplan était la mère des premiers Huart de la Baie des Chaleurs. Elle avait épousé le pionnier Pierre Huart aux alentours de 1729, leur fils François étant âgé de vingt-quatre ans en 1753. (voir l’article « Des inconnus à un mariage ») Plusieurs indices nous laissent croire que Pierre était originaire de Metz en France. (voir l’article « Le baron d’Huart à Pabos ») Ainsi, il serait né le 15 janvier 1710 sous le prénom de Pierre-François, fils de Jean-Pierre d’Huart et de sa seconde épouse Marie-Lorette DeFoes. Né au Luxembourg, Jean-Pierre d’Huart était devenu baron d’Huart le 19 juillet 1709, six mois avant la naissance de Pierre-François.

Le 31 août 1752, Anne Huart se mariait avec le pionnier Pierre Langlois, le fils de Jean et de Perrine Lefebvre. Anne semble être la seule fille de Catherine Caplan et de Pierre Huart. Le 25 juin 1753, leur fils François unissait sa vie avec Geneviève Dugué, la fille de René et de Marguerite Leberton. François semble être l’aîné des enfants. Ces deux mariages avaient eu lieu à Pabos, petite bourgade située au bord du golfe Saint-Laurent de la côte sud gaspésienne. Ils avaient été consignés dans le premier registre de la Gaspésie. Catherine y était inscrite sous le patronyme « Capelan ». Alors que dans le second acte la graphie est évidente, dans le premier acte, l’inscription de son nom porte à confusion à cause de la quatrième lettre: p ou g, Capplan ou Capglan, souvent retranscrit « Cappelan ». Un examen à la loupe permet de constater que la lettre E avait été ajoutée sur le p ou le g. À l’époque, selon les lieux et les dates, Pabos pouvait revêtir ces différentes graphies: Pabok, Pabeau, Pabo... Sept ans plus tard, le 12 août 1760, le nom de Catherine figurait dans l’acte de mariage de son fils Gabriel Huard avec Geneviève Delepeau à Ristigouche. Capelan était devenu Caplan. (voir l’article « On connait ces témoins »)

Le couple Caplan-Huart aurait eu au moins trois autres enfants, trois fils: Pierre (±1735), Jacques et Jean. Le premier était cité « pierre huard fils » dans un acte de baptême en 1752, le parrain de Pierre-André Chapadeau, fils de Jean et de Catherine Laroque. Au recensement de 1761, en août, Pierre Huart et sa « femme » Catherine Caplan formait à Port-Daniel une famille de quatre personnes avec deux garçons; de même leur fille Anne avec son époux Pierre Langlois et trois enfants. François était établi à Bonaventure avec son épouse Geneviève Dugué, trois enfants aussi. (voir l’article « À la recherche de ses parents ») Plus tard, Jacques s’établissait définitivement à Paspébiac avec la soeur de sa belle-soeur, Anne Dugué.

Catherine Caplan était devenue la grand-mère d’au moins neuf petits Langlois et de quatorze petits Huard. Sa soeur Marguerite l’était pour tous les Laroque de la troisième génération et pour tous les Chapados, Mallet et Dunis de la deuxième génération. Sa soeur Madeleine avait épousé Olivier Michel, tous deux présents aux recensements de 1761 et de 1765. Aussi, ces trois soeurs Caplan en avaient-elles une autre prénommée Louise et décédée en 1753 à Saint-Louis de Kamouraska, l’épouse en premières noces de François Hyard (était-ce un Huard ou un d’Huart ?) et de Claude Lalande en secondes noces. Par ailleurs, Ambroise Caplan, l’ancêtre des Caplan de Ristigouche, aurait été le seul frère des quatre soeurs.

Dans ma généalogie, Catherine Caplan apparait onze fois dans mes neuvième et dixième générations, entre mes sosa 371 et 959: de mon côté paternel (4 fois) et de mon côté maternel (7 fois) par ses enfants Anne, François et Jacques.

© Lucie Delarosbil, 2015

Publié dans Pionnieres

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Carine 28/02/2017 14:15

Bonjour, j'ai beaucoup apprécié votre article je le trouve très intéressant.

Lucie Delarosbil 19/03/2017 21:16

Merci beaucoup, Carine. J'apprécie.

Gael DUBOIS 21/09/2015 12:49

Bonjour, tout d'abord, votre article est captivant et vraiment intéressant. Ensuite, avez-vous fait d'énormes recherches pour aboutir à ces informations s'il vous plaît. Et en termes d'exactitude, sur quelle base pourriez-vous décrire la véracité des informations récoltées. C'est que je souhaite également relater les historiques de mes ancêtres et je ne sais pas trop comment m'y prendre. Merci bien.

Lucie Delarosbil 22/09/2015 20:49

Merci de votre commentaire. Je me base sur les documents originaux ou des transcriptions de ces derniers, ce qui existe encore, ce qui n'a pas été détruit. J'essaie toujours d'aller à la source, au document initial, au plus ancien. Je peux débuter avec des répertoires d'actes BMS et ainsi de suite remonter le temps. Mes informations sont souvent des hypothèses que j'essaie de rendre le plus vraisemblables possible, car sans preuve, on ne peut que déduire. Bien à vous.