Faut rien négliger

Publié le par Lucie Delarosbil

Le 21 novembre 1751 était baptisée Marie joseph duGay, la « fille de Renée du Guay habitant de cette paroisse de Pâbo Edé Margueritte LeBerton ses pères et mères En légitime mariage ». Elle était née le 27 août. Le choix du parrain s’était arrêté sur « Monsieur joseph, baron du huard natif de Metz En loraine ». Le 25 juin 1753, sa soeur Geneviève se mariait avec François Huard. (voir l’article « Des inconnus à un mariage »). Elle était inscrite comme étant la « fille de René dugué, et de Margeritte Le Berton Egalement habitants de cette paroisse » de la Sainte Famille de Pabok.

Le 4 mai 1760 à Ristigouche, François « duga[i] », le « fils de rené [duga]i et de Margueritte le Breton ses pere et mere de la paroisse de la sainte Anne », épousait « Magdelaine Chapadau », la fille de Joannis et de Catherine Laroque. (voir l’article « X comme signature ») Sur l’acte de mariage, très détérioré d’ailleurs, les noms des parents de Madeleine ne figurent plus. On présume que les quatre parents étaient absents puisque Pierre Langlois et Louis Dunis avaient signé en tant que témoins à la suite des marques X des mariés.

Le 6 août 1761, dans un recensement, on retrouve le jeune couple Dugués-Chapado à Paspébiac juste après l’inscription de Joannis Chapado, le père de Madeleine. Ils n’avaient pas d’enfants. Par ailleurs, le même jour, un autre François « Dugué » se révélait présent à Bonaventure, ce qui s’avérerait impossible selon  nos connaissances de la famille. Une erreur de prénom ! Ce devait être plutôt René, le père de François, accompagné de son épouse Marguerite LeBerton et de leurs sept enfants, pas encore mariés: Anne, Catherine, Jacques, Jean-Marie Marie-Joseph, Pierre et René.

Juste après eux étaient mentionnés François « heugard », pour Huard, son épouse, Geneviève, la fille de René et leurs trois enfants, deux filles et un garçon. (voir l’article « Dans deux mariages à Pabos ») L’erreur de prénom serait-elle un indice que le père pourrait aussi se prénommer François ? Ou bien François-René ? Rien n’est à négliger. On dit qu’il était originaire du Pays Basque et le patronyme reconnu à cette époque ressemblait plus à l’orthographe « Duguet » en ce pays. Et souvent aussi dans nos registres paroissiaux !

Dans ma généalogie, Marguerite LeBerton figure dix-neuf fois en trois générations: la huitième (1 fois), la neuvième (12 fois) et la dixième (6 fois), de mes côtés paternel (10 fois) et maternel (9 fois). Soupçonnée elle aussi d'origine autochtone, les noms de ses parents restent encore inconnus. De ses neuf enfants, je descends des sept suivants: Geneviève (François Huard), Anne (Jacques Huard), Catherine (Mathurin Brasseur), Jacques (Véronique Chapados), Jean-Marie (Marie-Anne Tareau), Pierre (Catherine Lanteigne) et René (Françoise Gallien).

Le cadet René (sosa 66) reste le plus rapproché de moi par sa fille Osithe (sosa 33), épouse d’Adrien Darosbille, le fils de Bertrand et de Marie Dunis. (voir l’article « De Beauport à Paspébiac ») Et son frère Jean-Marie (sosa 346) ne figure aussi qu’une seule fois par sa fille Henriette-Anastasie (sosa 173), épouse de son cousin François Huard, fils de François et de Geneviève Duguay (sosa 345). (voir l’article « Le vrai nom de l’épouse de Jean Marie Dugué ») Dans ma roue de paon, Marguerite LeBerton apparaît donc collée à elle-même dans ma dixième génération aux sosa 691 et 693.

© Lucie Delarosbil, 2015

Modifications : 5 juillet 2018

Publié dans Duguet

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R
Bonjour! Lucie Ôh Lucie.

Concernant la paragraphe suivant:
Le 21 novembre 1751 était baptisée Marie joseph du Gay, la « fille de Renée du Guay habitant de cette paroisse de Pâbo Edé Margueritte LeBerton ses pères et mères En légitime mariage ». Elle était née le 27 août. Le choix du parrain s’était arrêté sur « Monsieur joseph, baron du huard natif de Metz En loraine »

Comment est venu sur la soupe, le Baron Johseph du huard, avec le terme Metz !?
Sachant que Pierre Huard, peut être reconnu comme s'appelant Pierre-Joseph,
Que 2 de ses fils soit François et Jacques ont marié chacun une fille de René Duguay,
Qu'il pouvait y avoir un lien assez fort entre Pierre Huart et René Duguay pour que Pierre-Joseph, soit parrain d'une fille de René, que cette fille porte même le prénom de Joseph, et qu'une couple d'années plus tard, les fils de Pierre-Joseph marient des filles de René Duguay.

Ce que j'essaie de cerner ici, : est-ce de Pierre Huard dont on parle ici, maos dont on ne cite qie oe second prénom,
Ou que tout d'un coup, il arrive, à Pabos, un inconnu, baron, qui accepterait d'être parrain d'une vulgaire fille de pêcheur à Pabos!?

Salutations!
Réal!????
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G
Bonjour Lucie,
Intéressant, il est possible qu'une erreur de prénom ou d'orthographe sur un acte officiel vienne bloquer une branche tout entière... Il faut alors savoir parfois remettre en questions nos sources... Ce qui n'est pas toujours évident. A bientôt!
Guillaume
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L
Merci ! Guillaume. Oui, je vous l'accorde, je trouve que vous avez tout à fait raison. :)