Jamais trop tard, jamais trop loin

Publié le par Lucie Delarosbil

Cousine de Catherine et Madeleine Laroque, Anne Huart était la fille de Catherine Caplan et de Pierre Huart. (voir l’article « Dans deux mariages à Pabos ») En effet, dans le plus ancien registre de la Gaspésie, le 31 août 1752, son acte de mariage le confirmait en ces mots: « fille de pierre huart et de catherinne capelan, ses père et mère demeurants en cette paroisse ». Elle avait convolé avec Pierre Langlois, « fils majeur de feu jean langlois et de deffunte perrine Lefevbre natif de la ville et diocese de St.Malo et habitant de cette paroisse depuis environ douze ans ». D'ailleurs, elle semble avoir été la seule fille de la famille.

Neuf mois pile passèrent et son premier enfant naissait, le 1 juin 1753, une fille ondoyée par un certain « l’abbadie ». Le 12, cette dernière reçut son baptême et fut prénommée comme sa marraine « geneviève dugué », accompagnée par le parrain « françois huard fils », lesquels « ont déclaré ne scavoir signer ». D’ailleurs, ces deux derniers se marièrent treize jours après, le 25 juin 1753. Geneviève Langlois épousera plus tard Charles Cyr.

Selon son acte de décès, Catherine Langlois, la deuxième fille d'Anne et de Pierre, serait née vers 1754. Quant à Madeleine, née le 20 novembre 1759, elle avait été baptisée à Ristigouche le 20 juin 1760, le même jour que Geneviève Dunis, la fille de Madeleine Laroque. (voir l’article « Qui sont ces témoins ? ») Son parrain était le frère d'Anne, Gabriel Huard, lequel épousa Geneviève Lepeau le 12 août 1760 au même endroit. (voir l’article « On connait ces trois témoins »)

Pierre Langlois et Louis Dunis semble avoir été très présents à Ristigouche. D’ailleurs, ils avaient la possibilité d’ondoyer les bébés naissants, ce qu’ils avaient apparemment mis en pratique très souvent durant l’absence du missionnaire en poste, tout partout où ils avaient résidé. Dans le recensement du 5 août 1761, Anne Huart était « auport Daniel a 6 L de Pavos » avec son époux « Pierre Langlois » et quatre enfants, trois filles et un garçon: Geneviève, Catherine, Madeleine et peut-être François. En 1765, Pierre Langlois était cité entre Charles Laroque et François Huart.

Dans ma généalogie, Anne Huart apparaît cinq fois dans mes huitième et neuvième générations: deux fois du côté paternel (sosa 185 et 351) et trois fois du côté maternel (199, 249, 479); ainsi par ses enfants Pierre Langlois marié à Nathalie Duguay (2 fois), Catherine Langlois à Jacques Grenier (2 fois) et Madeleine Langlois à Joseph Grenier (1 fois). (voir l’article « Grand-mère de mes aïeules Grenier »)  

Le patronyme Langlois débute dans mon arbre généalogique à la cinquième génération avec Suzanne (sosa 23 et 31), la fille de Pierre et de Marthe Daraiche de Port-Daniel. Elle s’était mariée avec Emmanuel Aspirot de Paspébiac. Elle était la mère d’Agnès et de Geneviève, les deux grands-mères maternelles de mes parents. (voir la rubrique « 100 mots pour une vie »)

En plus de faire partie de ma lignée matrilinéaire (voir l’article « Emilie aurait eu 100 ans »), Suzanne Langlois était le premier lien ancestral entre le village de Port-Daniel et moi, celui qui a fait sortir ma généalogie ailleurs que Paspébiac dans la Gaspésie, celui qui m'a fait prendre conscience de l'ampleur de nos ascendances. Comme quoi il n'est jamais trop tard et rien n'est jamais trop loin.

Avec Catherine Lantin (épouse de Pierre Dugué), Anne Huart était l’arrière-grand-mère paternelle de Suzanne Langlois.

© Lucie Delarosbil, 2015

Publié dans Pionnieres

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Briqueloup 27/07/2015 23:55

Toujours rebondir, et ainsi aller plus loin. Cet article est une belle illustration du rebond.