Quatuor mère, fille, belles-soeurs

Publié le par Lucie Delarosbil

De ses onze enfants qu’Anne-Marie Pitre avait eu en Acadie ancienne avec Mathieu Brasseur, plusieurs l’avaient suivie jusqu’à Paspébiac et y avaient tout autour établi une famille, devenant ainsi des pionnières et des pionniers de notre région. [1]

L’une de ses filles se prénommait Marie-Josephe. Elle avait donné naissance aux frères Chapado avec Jean-Nicolas, le fils de Catherine Laroque. [2] Trois d’entre eux avaient assuré la continuité de ce patronyme. Mon grand-père maternel descend de l’aîné Jean-Michel. [3]

La fille de Marguerite Leberton [4], Catherine Dugué, souvent prénommée Thérèse, avait épousé Mathurin Brasseur, un frère de Marie-Josephe, souvent lui aussi prénommé Mathieu comme leur père. Au moins cinq enfants étaient nés de cette union: Marguerite, Angélique, Joseph, Emmanuel et Madeleine. Puis, François-Xavier apportait une nouvelle belle-soeur à Marie-Josephe Brasseur: Louise Gauthier.

Fille de Marguerite Bujold et de Joseph Gauthier, Louise était une pionnière d’origine acadienne. Le 29 mars 1780, elle se mariait avec François-Xavier Brasseur, le septième enfant de Mathieu et d’Anne-Marie Pitre. Louise avait donné la vie à au moins deux garçons et une fille: François-Xavier (±1784), Nicolas (1790) et Marie-Rebecca (1796). Elle devenait veuve en 1797 et le demeura jusqu’à sa mort en 1828. Selon son acte de sépulture, elle serait née en 1744 et aurait donc accouché de Marie-Rebecca à cinquante-deux ans, ce qui s’avère trop douteux. Bien qu’étant si peu nombreux, ses enfants héritaient quand même d’une longue feuille de route en ascendance maternelle acadienne, plus longue encore que celle du côté paternel.

Louise était la petite-fille du pionnier acadien Jean-Nicolas Gauthier et de son épouse Marie Allain. Cette dernière était aussi une fille d’un pionnier acadien, celle de Louis Allain et de son épouse Marguerite Bourg, ainsi qu’une petite-fille du couple Antoine Bourg et Antoinette Landry, tous deux aussi des pionniers. La mère de Louise, Marguerite Bujold, la fille de Joseph et de Marie-Josephe Landry, était la petite-fille du pionnier Pierre-Alain Bujold, le premier époux d’Isabelle Melanson, petite-fille du pionnier Philippe Mius d’Entremont, qui avait aussi été la première épouse du très connu notaire acadien René LeBlanc, mon ancêtre du côté paternel. [5]

Dans ma généalogie, Anne-Marie Pitre apparaît à six reprises, la plus près de moi étant dans ma septième génération, de mon côté maternel par sa fille Marie-Josephe (sosa 97). Dans ma huitième génération, sa belle-fille Catherine Dugué se retrouve trois fois de mon côté paternel (sosa 129, 147, 181) et une fois de mon côté maternel (sosa 245), par Emmanuel et Madeleine Brasseur en part égale. Enfin, comme sa belle-soeur, Louise Gauthier trouve son unique place de mon côté maternel (sosa 209) par son fils Nicolas et son petit-fils François, ce dernier étant le grand-père de Marguerite Lebrasseur, la mère de mon grand-père maternel.

© Lucie Delarosbil, 2015

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