Visite chez l'Irlandaise

Publié le par Lucie Delarosbil

Pionnière irlandaise, Mary Hurley était la conjointe de Geremiah Enright, son époux d’origine irlandaise aussi. Elle s’était mariée autour de 1811 sans doute. Dans les registres paroissiaux, les prénoms de Mary et de Geremiah étaient souvent francisés en Marie et Germain, et le nom de Hurley variait entre Early, Horloy, Hurlay, Horlay et Horley, tandis que celui de Enright avait même été orthographié Hinrate et Enrickt.

Dans le recensement de 1831, Marie Hurley était l’épouse du chef de famille inscrit sous le nom déformé du fermier « Jery Enwright ». [1] Tout converge vers cette hypothèse. La famille était composée d’un couple marié et de six enfants. Une femme plus âgée semblait vivre avec eux. De religion catholique, elle résidait à Hopetown, tout près des familles du commerçant Jacques Lamy et du juge Thompson. [2] [3] Dans les alentours habitaient deux familles sensiblement de même nom. Plus près d’elle, il y avait celle du pêcheur catholique « John Enright », situé entre John Lamy et John Horth, et plus à l’est peut-être à Hope, celle d'un fermier anglican nommé « Captain Enwright », voisin de John Wiseman et d’Alex Smith.

Dix ans auparavant, le 6 janvier 1821, Marguerite avait été baptisée par le prêtre Aubry, cet acte étant le seul que l’on trouve des naissances dans cette famille. Où les autres enfants avaient-ils été baptisés ? Les parents avaient-ils adjuré d’une autre religion avant la naissance de Marguerite ? Mary était-elle la soeur de Maurice Hurley, un pionnier de Douglastown ? Comme on constate, les recherches sont loin d’être achevées.

En tout cas, on sait que sur quatre de ses filles qui s’étaient mariées à l’église catholique à Paspébiac, la première n’avait pas encore atteint l’âge de sa majorité et que le père, Germain Enright, pratiquait les métiers de tailleur et de couturier:

  • Marie avec Jean Aspirot, le 17 janvier 1832;
  • Catherine avec James Richard Cotton, le 21 janvier 1833;
  • Marguerite avec François Lebrasseur, le 17 février 1846;
  • Hélène avec Fidèle Chapados, le 10 janvier 1855.

Avec toutes ces connaissances, et parfois des approximations, on peut affirmer que Mary Hurley avait au moins eu cinq filles et un garçon: Catherine (v1812), Marie (v1814), Hélène (v1818), Marguerite (1820), Michael (v1822). La fille manquante à cette liste, présente au recensement de 1831, devait être née autour de 1816. Pour ce qui est du fils unique, il éxistait bien en 1831, âgé entre cinq et quatorze ans. Son prénom demeure pour l’instant une hypothèse et voici pourquoi.

Devenue veuve entre 1846 et 1854, Mary Hurley, « épouse de feu Geremiah Enright », décédait le 29 mars 1854. Inhumée le 31, sa sépulture avait été bénie le 24 avril en présence de « Michael Enright et de William Phelan ». Qui était William Phelan pour elle ? Michael était-il son fils ? Voilà !

Dans ma généalogie, Marie Hurley apparait une fois (sosa 107) dans ma septième génération du côté maternel, par sa fille Marguerite Enright (53). Elle était l’arrière-grand-mère de Marguerite Lebrasseur (13), la mère de mon grand-père maternel.

© Lucie Delarosbil, 2015

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