Y'en avait deux des Leblanc

Publié le par Lucie Delarosbil

Les Leblanc de Paspébiac comptaient deux pionnières: Angélique Duguet et Elisabeth Anglehart. Cinquante-six ans séparaient leurs naissances. Donc, pour le moins, une génération !

Née vers 1785, Angélique Duguet, la fille de René et de Françoise Gallien, avait épousé Joseph Leblanc le 3 février 1812. Selon leur acte de mariage, il était le « fils majeur de Emmanuël Leblanc et de Marie Anne Larose de Lisbonne ». De son côté, Angélique était aussi « majeure ». [1]

Ici, ce qui étonne, c’est « Lisbonne ». Rien d’autre ! Etait-ce la ville du Portugal ? Comment un Leblanc d’une mère Larose pouvait être originaire du Portugal ? Mystère ! À propos du couple Leblanc / Larose, sur le web, quelqu’un suggère « Lisbon » comme ville d’un des états de la Nouvelle-Angleterre... Et il y en a plusieurs de ce nom.

Cependant, un Portugais reconnu dans notre village, « Benjamin Joseph », avait été choisi parrain d’un enfant d’Angélique Duguet et de Joseph Leblanc, et son épouse Théotiste Huart, marraine. [2] Parlant d’enfant, Angélique avait accouché des sept suivants: Angélique (1813), Geneviève (1815), Euphrosine (1818), Joseph (1820), Emmanuel (1823), Bruno (1825) et Emmanuel (1828). La première fille et le premier garçon avaient hérité des prénoms de leurs parents. Puis, on avait insisté avec le prénom du grand-père Leblanc, deux fois Emmanuel, d’ailleurs décédés en bas âge. Puis son aînée serait-elle restée célibataire jusqu’à son décès à quatre-vingt-cinq ans ?

Ses autres filles, Geneviève et Euphrosine, avaient épousé les deux frères Thaddée et Dominique Albert, les fils de Jean et d’Anne Grenier de Port-Daniel; son fils Joseph, Marie-Cléante, la fille du pionnier Joseph Maldemay et de Jeanne Aspirot; et son autre fils Bruno, la fille d’Elie et de Constance Huart, Théophite Anglehart qui était aussi la soeur de la deuxième pionnière des Leblanc. Décédée en 1874, Angélique Duguet était demeurée veuve pendant trente-sept ans. Entre 1839 et 1877, elle avait reçu trente-quatre petits-enfants, les deux derniers enfants de Bruno ne l’ayant pas connue.

Il est connu que les premiers Leblanc de notre région étaient d’origine acadienne, du pionnier Daniel Leblanc de Port-Royal depuis 1650. Quelque cent ans plus tard, un de ses descendants, un des aïeux de Joseph, l’époux d’Angélique Duguet, avait probablement vécu et survécu à la déportation des Acadiens. Si tel était le cas, il s’agirait de fouiller pour trouver lequel et faire le lien entre ici et là-bas.

Autre pionnière de Leblanc, la fille d’Elie et de Constance Huart, née en 1840, Elisabeth Anglehart avait épousé Urbain Leblanc le 7 janvier 1862. [3] Lui était le « fils majeur de Firmin LeBlanc et de Angelique Arsenaud de leur paroisse de Maria ». Elisabeth était aussi « majeure ». Elle avait enfanté quatre filles et sept garçons: Urbain (1862), Guillaume (1863), Alexis (1865), Elisabeth (1866), Jean (1868), Elie (1871), François (1873), Claire-Agnès (1875), Angélique (1877), David (1880) et Marie-Barbe (1882).

Dans ma généalogie, Elisabeth Anglehart se retrouve une fois dans ma cinquième génération (sosa 21), par son fils David [4] et par sa petite-fille Albertine Leblanc, la mère de mon père. Sa soeur Théophite avait été l’épouse de Bruno Leblanc, le fils du premier pionnier. Elles étaient les arrière-petites-filles de la pionnière Anne Chapado. [5] Par ailleurs, Angélique Duguet était la soeur de mon ancêtre Marie-Osite (sosa 33). Elisabeth Anglehart étant décédée en 1916, les deux pionnières des Leblanc de Paspébiac avaient vécu en même temps pendant trente-quatre ans.

© Lucie Delarosbil, 2015

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