Basques et Gascons en Amérique septentrionale...

Publié le par Lucie Delarosbil

Des hommes étaient partis des ports de Saint-Jean-de-Luz et de Bayonne, parfois de Bordeaux. Ils avaient traversé l’Atlantique pour venir à Québec, Gaspé, Pabos, Louisbourg, Plaisance, Saint-Pierre et Miquelon... Ils étaient débarqués pour une saison, repartis ou restés. Les uns avaient participé et survécu à la guerre de la Conquête. Les autres étaient morts en mer, en prison anglaise, en leur commune française, dans leur « etxe » (maison basque). Mariés, célibataires, de tous les âges, des frères, des fils, des pères, des cousins, des oncles, la plupart pratiquaient les métiers de la mer, du capitaine au mousse, pêchaient la morue. Certains engageaient les hommes, armaient les bateaux, marchandaient, négociaient... Grâce à cet ouvrage, on peut tenter de retrouver un pionnier recherché depuis longtemps et le découvrir parmi des milliers de noms. Si nous avons dans notre généalogie un ancêtre basque, si nous en suspectons un à cause de la forme originale de son nom de famille, ce livre s’avère le document idéal pour confirmer son origine, pour nous aider à le retracer et, qui sait, à poursuivre notre ascendance.

Chaque notice fournit des informations personnelles de 6800 hommes. Elles indiquent, souvent et surtout, leur lieu d’origine, leur année de naissance, les noms de leurs parents, de leur épouse, le nom de leur maison ou celle de leurs parents, le lieu et la date de leur départ, le nom du navire sur lequel ils étaient embarqués, leur métier à bord, le lieu et la date de leur arrivée en Amérique, les noms de l’armateur, du propriétaire, du capitaine de ce navire, etc. Des infos provenant de sources sûres: les revues Généalogie des Pyrénées-Atlantiques du CGPA et Ekaina; les archives départementales: recensements, registres paroissiaux et matricules, rôles d’équipages, listes de passagers, archives communales et coloniales, actes notariés et l’Amirauté; et le Dictionnaire biographique du Canada.

En outre, ce répertoire peut aussi servir à identifier les passagers d’un navire, à inventorier les membres d’un équipage en une telle année et, ainsi, à fabriquer des listes et des tableaux. Édité pour la première fois en 2004, certaines erreurs et omissions ont été prises en compte pour cette nouvelle édition. Et nous sommes cordialement invités à en signaler d’autres, ainsi qu’à communiquer tout complément d’information.

© Lucie Delarosbil, 2015

Note: Cet article a été publié pour la première fois dans la revue L'Ancêtre au printemps 2015.

Référence de l'ouvrage: Jean-Claude Paronnaud, Basques et Gascons en Amérique septentrionale aux XVIIe et XVIIIe siècles, Centre Généalogique des Pyrénées-Atlantiques (CGPA), 2e édition revue et corrigée, 2014, 610 p.

Lire: Le fameux livre de Paronnaud

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