Comme de trouver un trésor

Publié le par Lucie Delarosbil

Voici une passionnée de ma génération, une descendante d’ancêtres de Paspébiac qui nous raconte comment elle en est venue à l’aventure de la généalogie et pourquoi elle continue des recherches.

Peux-tu te présenter en quelques phrases ?

Bonjour, je m’appelle Francine Duguay. Je suis née le 24 juin 1959; j’ai donc 56 ans. Je travaille comme aide générale dans une université à Montréal. Je suis maman de trois grands enfants. J’adore peindre et, surtout, ma passion la plus grande est la généalogie.

Depuis quand t’intéresses-tu  à la généalogie ?

Cela fait maintenant plus de trente ans que je suis passionnée de généalogie. J’ai toujours été attirée par tout ce qui touche à l’Histoire, mais surtout à mon histoire, à celle de mes ancêtres Duguay. Je me souviens de la première fois où je me suis rendue à la salle canadienne à Montréal. J’avais sur papier trois noms: mon père René Duguay, mon grand-père Laurent Duguay et mon arrière-grand-père Abel Duguay. En cinq minutes j’avais remonté le temps jusqu’à mon premier ancêtre québécois, René Duguay. Là, la piqûre m’a atteinte, je ne pouvais pas me contenter de huit générations. La belle aventure a débuté. Je me suis rendue en Gaspésie et au Nouveau Brunswick pour effectuer des recherches. Depuis je continue cette aventure.

Quels sont tes liens avec Paspébiac ?

Mes liens sont très forts. Jean-Marie Duguay, fils de René, fit souche à Paspébiac. Je sens une appartenance à cette ville qui a vu naître les Duguay. J’ai eu le plaisir  d’aller marcher sur les traces de mes ancêtres. J’ai visité le cimetière. Et, à mon plus grand bonheur, je suis allée au banc de Paspébiac, où j’y ai vu le nom des Duguay inscrit sur un panneau. J’y ai appris la vie de mes ancêtres.

Connais-tu des pionniers ou des pionnières dans ton arbre ? Si oui, peux-tu les nommer et nous dire ce que tu sais d'eux ?

Oui, je les connais comme s’ils étaient près de moi. Il semble que mon premier ancêtre René vit le jour vers 1710, à Bayonne, en France, mais aucune preuve n’existe. Il décéda avant 1768. Il exerça le métier de maître de grave. Vers 1733, il épousa Marguerite Lebreton, la fille de Jean et d’Andrée Savoie. René et sa femme eurent plusieurs enfants: ses filles Anne et Geneviève qui épousèrent des Huard; Marie-Josephe, Jean Mallet; Francois et Jacques, des sœurs Chapados; Pierre, Catherine-Thérèse, René.

Lequel ou laquelle de tes ancêtres te fascine le plus ?

Jean-Marie est celui qui me fascine le plus, j’ai toujours voulu en savoir plus sur lui. J’ai eu la chance de trouver ses actes de mariage et de décès. Pour moi, c’est comme si je venais de trouver un trésor. Jean-Marie était navigateur pécheur. À Québec, il épousa Anne-Marie Tareau, le 17 octobre 1768. Je ne sais pourquoi il m’intrigue; il fait partie de moi.

As-tu un conseil à donner aux descendants de Paspébiac ?

Soyons reconnaissants envers les bâtisseurs de Paspébiac. Nos ancêtres nous ont tracé la voie. Ils ont trimé dur pour nous, leurs descendants. Rendons leur hommage en écrivant notre histoire familiale. Faisons-le pour les générations futures, pour qu’ils se souviennent de ces bâtisseurs qui font partie de nous.

Publié dans Entretiens

Commenter cet article