Des éléments de concordance

Publié le par Lucie Delarosbil

Ce commentaire est paru le 25 juin 2015, sur le site de Généawiki :

Il est désolant de voir des supposée généalogiste mettre en ligne des lignées bourrées de si ..de on pourrait penser..de surement ..le tout sans aucune preuve,,, la lignée de Bertrand D,Arrospide de bidart pour l'instant s'arrête a Bidart ..AUCUNE preuve les relie a Bardos..plusieurs autres maisons basques Rospide pourrait etre relié....Mme Lucie Delarosbil n'y va que de supposition. [1]

L’acte de mariage de Bertrand Darrosbile et de Marie Dunis n’existe pas. Il a peut-être disparu avec les autres actes des missionnaires Bonaventure Carpentier (1760-1769) et Jean-Baptiste de Labrosse (1771-1772) dans l’incendie de l’église de Bonaventure en 1791. [2] De plus, après plusieurs calculs, on peut constater qu’il manque aussi beaucoup d’actes de baptême des années 1785, 1786 et 1787, au temps de l’abbé Jean-Mathurin Bourg (1773-1794). Peut-être manque-t-il aussi des actes de mariage des années précédentes. Qui sait. Dans de telles conditions, on ne peut que faire des déductions, ou des suppositions. Eh bien oui !

En 2007, il a fallu un répertoire basque du monde de la marine au 18e siècle pour nous apporter plusieurs pistes sur notre ancêtre, des actes commandés à la mairie de Bidart, des associations de dates et de noms qui concordaient, pour aboutir à des déductions crédibles, ou des suppositions, sans l’aide d’aucun spécialiste en la matière. Malgré tout, l’acte en question n’existait pas; on ne pouvait avoir LA preuve concrète du nom des parents de Bertrand.

Comme toutes nos réponses ne semblaient pas suffire, il fallait aller chercher une confirmation de la part d’un expert, ce qui allait grandement valoriser l’intense effort de la matière grise de deux chercheures en généalogie, non accréditées, et surtout de celle qui entreprenait le contact. LA preuve recherchée arriva donc: « Après avoir discuté avec M. Stephen White de Université de Moncton il n’y a plus de doute a avoir sur l’identité de Bertrand dû à la concordance de plusieurs éléments... » [3] On n’avait alors plus besoin d’un acte de mariage !

En 2009, j’étais en contact avec monsieur Dominique Laborde, spécialiste en généalogie de Bardos et descendant des Rospide. J’avais déjà trouvé un Pierre Rospide né à Bardos en 1655. Il avait déduit au sujet du Pierre de Rospide, décédé en 1691 à Bidart, l’arrière-grand-père de notre Bertrand : « Son fils Betri Darrospide se marie le 28 janvier 1698. Pierre de Rospide décédé 7 ans avant est donc mort jeune, probablement vers 40 ans. Il serait donc né vers 1650. » [4]

Il avait par ailleurs trouvé deux Pierre Rospide, non mariés à Bardos : le premier né en 1655 de Pierre et Grassi Habaings; le second né en 1664 de Auger et Marie Detchart. Puis il avait confirmé mes certitudes, selon ces éléments de concordance:

  • Pierre Rospide né 13 aout 1655.
  • Fils de Pierre et de Gracy Galharrague (Habaings). Parrain : Pierre Rospide à Darotchesse. Marraine : Gracy Geloux, dame de Pagasorhayo.
  • Il serait donc mort à 36 ans, son fils Betri (Pierre) avait alors environ 14 ans.
  • Pierre est troisième né à Rospide et doit donc partir de la maison. Il est d’une lignée de Pierre par son père et son grand père. Il appellerait son fils Pierre pour garder la tradition.
  • Betri serait né vers 1677 et le mariage à Bidart de Pierre Rospide et Magdelaine Detcheberry doit avoir eu lieu vers 1676.
  • Pierre Rospide né 4 mai 1664 n’est pas candidat car il serait mort (en 1691) à 27 ans avec un fils de 14 ans.

De mon côté, j’ajoute que Bardos est situé à quelques kilomètres de Bidart, qu’aucune autre maison du nom de Rospide n’existait à proximité à cette époque et que le patronyme était plus populaire à cet endroit. Aussi, la fille de Betri avait épousé un homme de Bardos. Comme pour Bertrand (vers 1776), l’acte de mariage de son arrière-grand-père n’existe pas (vers 1676). Du moins, je n’ai pas réussi à trouver ce dernier. On ne peut que déduire, ou supposer, selon des éléments de concordance. Et la déduction n'appartient pas qu'aux experts.

Enfin, concernant les personnes qui cherchent continuellement à nous faire suer, de toutes les façons possibles, et qui réussissent bien malgré nous, on peut en retenir une bonne part de positif.

Suer, c’est bon pour la santé, ça fait sortir les toxines.

© Lucie Delarosbil, 2016

Sources:

  1. Commentaire [consulté le 14 mars 2016].
  2. Les registres de Paspébiac 1773-1910, p. 15.
  3. Confirmation [consulté le 15 mars 2016]. Voir l'encadré.
  4. Courriel du 5 décembre 2009, pièce jointe intitulée « La maison Rospide de Bardos ». Déjà cité dans l'article « Le patronyme DELAROSBIL » paru dans L'Ancêtre en juin 2013.

Commenter cet article

Jean-Michel Girardot 18/03/2016 16:20

La conclusion ne manque pas d'énergie !

Lucie Delarosbil 18/03/2016 18:53

Merci, Jean-Michel ! Vous avez raison, j'espère. Un article qui n'était pas prévu dans mon programme. Du moins, pas écrit de cette façon au sujet de Rospide.