Arrivée de Joannis Chapado

Publié le par Lucie Delarosbil

Le pionnier des Chapados apparaît à quelques reprises dans différents documents du 18e siècle. 

Le 12 juin 1753, dans Le Registre de la Sainte Famille de Pabos Gaspésie 1751-1757, il est mentionnée sous le nom de Jean Chapadeau, avec sa légitime épouse Chaterine la Roch, lors du baptême de leur fils Pierre André, né le 29 novembre 1752 à port Daniel. Le parrain de l'enfant est Pierre Huard fils et la marraine Marie Magdelaine la Roch, veuve de François Mallet.

Le 6 août 1761, dans le Livre pour le dénombrement des familles acadiennes refugiées le long des Côtes de l'Acadie, il est mentionné sous le nom de Joannis Chapado. On le trouve à 9 lieux de port Daniel : Paspediack. Il est avec son beau-frère Louis Dunis, le second époux de Marie Magdelaine la Roch, et François Dugués, marié avec sa fille Madeleine Chapado à Ristigouche, le 4 mai 1761. Dans ce recensement, Joannis Chapado a deux garçons (Jean Nicolas et Pierre André) et trois filles (Marguerite, Véronique, Anne). 

En 1765, dans le Recensement de la Baye des Chaleurs, Bonaventure, il est mentionné sous le nom de Joanis Chapadeau. Il a une maison et un cheval. Il est avec quatre enfants ''mâles'' dont deux de plus et deux de moins de 15 ans. Pas de femme ! Pas d'enfants ''femelles'' ! On le trouve entre Jacques Huard et George La Roque, ce dernier étant son beau-frère. Pas de femme ! Pas d'enfants ''femelles'' eux non plus ! On sait que ce recensement n'est pas très fiable pour identifier les membres d'une famille. Il faut faire avec ce qu'il nous offre de mieux, des noms d'hommes. 

Le 17 septembre 1767, dans le Journal of Charles Robin giving a day by day account of his work in Canada 1767-1787, il serait mentionné sous le nom de Johannes Chapados. Ce jour est celui où Robin donne l'ordre à Le Couteur de lui donner la clé de sa maison pour qu'il en prenne soin pendant tout l'hiver de son absence. Chapados serait aussi mentionné, sous son nom de famille seulement, le 11 août 1769. Sylvain Rivière a traduit ce journal microfilmé, de 1767 à 1774, dans un livre publié en 2020.

Le 24 avril 1774, dans les actes religieux de Paspébiac, inscrits aux registres de Carleton, il est mentionné sous le nom de Joannis Chapado, lors du baptême de son petit-fils Jean-Michel, né le 23 septembre 1773 à Paspébiac. Il est le parrain de l'enfant, le fils de son fils Jean Nicolas.

En 1777, dans le recensement de Paspébiac intitulé Inhabitants of Paspebiac, Il est mentionné sous le nom de Jn.s Chapados & Wife (Catherine La Roque). On le trouve entre Mathurin LeBrasseur & Wife (Catherine Thérèse Duguet) et Widow Huart (Geneviève Duguet), la veuve de François Huart. Dans le document original de ce recensement, rédigé en langue anglaise, on jure de voir écrit le nom de Stewart à la place de Huart. Monsieur Bona Arsenault aussi s'est laissé induire en erreur par l'interprétation écrite du gouverneur général Nicholas Cox. Ce n'est pas rien !

D'où vient Joannis Chapado ? Tout laisse croire qu'il est originaire des Aldudes au Pays basque. 

Quand est-il arrivé dans notre région ? Si on se base sur le recensement de 1761, il a un seul enfant de marié, sa fille Madeleine. On peut la considérer comme l'aînée de la famille. Décédée le 24 juin 1814, à 77 ans, elle est donc née vers 1737, quand sa mère avait environ 17 ans. Par ailleurs, Joannis Chapado peut très bien être arrivé avec René Duguet et Pierre Huart, les deux autres premières grandes familles de notre patelin. 

© Lucie Delarosbil, 2021

Publié dans Chapado, Basques, Larocque

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