Anne Chapado et Pierre Léon Roussi

Publié le par Lucie Delarosbil

Lors du premier recensement de Paspébiac, en août 1777, le pionnier, Pierre-Léon Roussi (Léon & Marguerite Foucaud, de La Rochelle, en France), et son épouse, Anne Chapado (Joannis & Catherine Laroque), s’y trouvaient avec trois garçons et quatre filles, tous âgés de moins de 16 ans: Anne Élisabeth (±1762), Léon (±1764), Marie (±1766), Louis (±1768), André (±1770), Élisabeth (1773) et Rosalie (1776). Le père était présent sur le recensement de Bonaventure en 1765 avec un garçon et une fille de moins de 15 ans; la mère était absente. Selon le répertoire des registres, à Paspébiac, le couple eut au moins deux autres filles après 1777: Madeleine (1778) et Angélique (±1782).

En avril 2011, le mensuel, Le Barachois de Paspébiac, indique que le couple pionnier aurait eu deux autres filles: l’une, prénommée Reine, serait née vers 1771 et décédée le 14 février 1836; l’autre, Marguerite serait née en 1774 et aurait été mariée à un certain John Baker. Sur cette page du site NosOrigines, on retrouve Marguerite, mariée à 28 ans avec Jean Baker en 1801 et décédée à 61 ans, le 28 novembre 1834; Reine ne figurant pas dans cet arbre, ni André. Aussi, sur cette page du site GeneaNet, Marguerite est présente avec ses trois enfants Baker, sa soeur Reine et un autre frère, Léon, qui serait né le 19 janvier 1784 et décédé en 1784; la mère y est prénommée Marie Anne. 

Si on se base sur le recensement de 1777, les sept enfants présents dans la liste avaient tous moins de 16 ans, ce qui veut dire qu’ils devaient être nés entre août 1761 et août 1777. Deux d’entre eux, un garçon et une fille, étaient déjà nés en 1765 puisqu’ils figuraient au recensement de Bonaventure. À notre avis, comme les âges peuvent avoir une marge d’erreur de plus ou moins dix ans dans les actes de décès, il ne fait aucun doute que leurs deux filles, Marguerite et Reine, étaient nées après le premier recensement de Paspébiac.

Les mariages de la deuxième génération

  • 1. Anne Élisabeth et Robert Loisel, vers 1786;
  • 2. Léon et Genevière Parisé, le 14 novembre 1788;
  • 3. Marie et François Gionais, le 14 novembre 1788;
  • 4. Louis et Angélique Parisé, le 29 septembre 1792;
  • 5. André et veuve Marguerite Brasseur, le 11 octobre 1797;
  • 6. Rosalie et Michel Parisé, le 12 octobre 1797;
  • 7. Élisabeth et Paul Chiasson, le 12 octobre 1797;
  • 8. Madeleine et Louis Parisé, le 26 novembre 1798;
  • 9. Marguerite et Jean Baker, en 1801;
  • 10. Angélique et Emmanuel Brasseur, 22 novembre 1802.

Les quatre conjoints Parisé étaient les enfants de Michel et de Marie Albert, ces derniers étant les enfants des couples Gilles Parisé et Angélique Michaud, de Québec, et Gabriel Albert et Geneviève Bouthillier, de Caraquet. Les deux conjoints Brasseur étaient les enfants de Mathurin et de Thérère-Catherine Duguay, ce dernier couple étant les enfants de pionniers français et acadien à Paspébiac. Les conjoints Gionnais et Chiasson venaient respectivement de Caraquet et de Petit Shippagan, au Nouveau-Brunswick.

La troisième génération des Roussi

Léon Roussi et Geneviève Parisé eurent huit garçons et cinq filles entre 1789 et 1814: Rémi (1789), Rose-Geneviève (1790), Marthe (1793), Madeleine (1794), Pierre (1797), Hilaire (1799), Rémi (1801), Julien (1803), Isaac (1805), Angélique (1809), Louis (1810-1814), Joseph (1813-1815) et Anne (1814-1815). Leurs fils épousèrent des Côté, Aubut, Blais, Langlois et Mauger; leurs filles, des Desbois, Duguay, Hardy et Tennier. 

Louis Roussi et Angélique Parisé eurent cinq garçons et deux filles entre 1792 et 1807: Madeleine (1792-1809), Louis (1794), André (1796), Stanislas (1799), Paulin (1801), Agathe (1804) et Gilbert (1807). Leurs fils épousèrent des Beaudette, Duguay, Joseph, Huart et Lancup; l’épouse de Paulin, Marie Joseph, étant décédée d’une « attaque d’épilepsie » en 1852. Leur fille Agathe épousa Pierre Aoutsena, le fils de Pierre et de Marie Darosbil, celui dont la descendance se poursuit sans le nom de famille, car le couple n’eut que des filles.

André et Marguerite Brasseur eurent deux garçons et deux filles entre 1798 et 1808: André-Boniface (1798), Julienne (1802), Anne (1805) et Moïse (1808-1829). Les soeurs épousèrent des Grenier: Jacques (Joseph et Madeleine Langlois) et Charles (Jacques et Catherine Langlois), des cousins germains (frérots). Leur fils André-Boniface épousa la veuve de Rémi Parisé, Marie-Archange Duguay (Pierre et de Catherine Lanteigne) qui avait eu huit enfants entre 1809 et 1723. En épousant André Roussi, Marguerite Brasseur, veuve de Léon Dunis (Louis et de Marie-Madeleine Laroque), avait déjà eu trois enfants entre 1788 et 1794.

Plusieurs décès en peu de temps

Le 28 novembre 1808 furent inhumés les frères, Louis et André Roussi, qui s’étaient noyés en revenant de Grand Shippagan, le 15 novembre. Cette date était-elle celle de leur décès ou celle qu’on les retrouva ? Ils avaient environ 38 et 40 ans. Pierre Benoni Chapados et Robert Loisel étaient présents à leurs sépultures.

Quelques mois plus tard, le 1er juillet 1809 ont été inhumées la nièce et la tante: Madeleine Roussi, la fille de Louis, âgée de 17 ans, et Marguerite Brasseur, l’épouse d’André; quatre jeunes enfants, âgés de 1 à 11 ans, devenant ainsi orphelins de père et de mère. Jean et Benoni Chapados étaient présents aux deux cérémonies. Rien ne spécifie les dates de leurs morts. Par ailleurs, Marguerite avait eu son dernier enfant, Moïse, le 3 juin 1808, lequel avait été baptisé le jour de la sépulture de son mari, le 15 novembre. Puis, un de ses deux fils issus de sa première union, Jean-Urbain, décéda le 27 juillet 1809, et fut inhumé le lendemain en présence de Jean Chapados et Robert Loisel. Il n’avait, lui aussi, que 17 ans.

Pierre-Léon Roussi, le père, mourut à 85 ans, le 8 juillet 1811. Il fut inhumé le 24 juillet en présence de Pierre et André Loisel. Sur son acte de décès, il était inscrit « ancien capitaine de vaisseau et depuis cultivateur de cette paroisse ». Étrange! Le nom de son épouse ne figure pas sur le document. Son fils survivant, Léon, perdit trois enfants en très bas âge: un en 1814 et deux en 1815. Il serait décédé le 26 avril 1854, à 80 ans.

Pour ce qui est des dates de décès ou sépultures des filles du couple pionnier: Rosalie, épouse de Michel Parisé, le 30 janvier 1814 (40 ans); Élisabeth, veuve de Robert Loisel, le 13 juillet 1819 (59 ans); Marie, épouse de François Gionais, le 22 décembre 1825, à Caraquet (59 ans) et inhumée le 24; Angélique, épouse d’Emmanuel Brasseur, le 11 avril 1855 (73 ans). On ne sait où et quand mourut Madeleine, l’épouse de Louis Parisé, ce dernier décédé le 27 mai 1854. Cependant, dans un site sur l’ancêtre de la famille Chiasson en Acadie, on spécifie que Élisabeth, épouse de Paul, décéda en avril 1843: « Elle avait décidé de se rendre à la Grande-Plaine de Miscou pour visiter ses enfants, Appoline et Marie. Une tempête de neige survint pendant le voyage; elle s'égara et périt dans la tempête. »

Enfin, la mère, Anne Chapado (ou Chapadeau), serait décédée entre le 19 janvier 1784 et le 14 novembre 1788, car il était spécifié qu’elle l’était aux mariages de ses deux enfants en 1788. Du même prénom qu’elle, sa soeur cadette devint l’épouse du pionnier des Anglehart en 1787.

© Lucie Delarosbil, 2013

Modifications: 12 novembre 2014

Sources: « Pierre-Léon Roussy, Ancêtre des Roussy d'Amérique » dans le site Le Centre de généalogie francophone d'Amérique. « Généalogie Pierre-Léon Roussy et Anne Chapados » dans le site NosOrigines. « Marguerite Roussy » dans le site GeneaNet. « Paul Chiasson et Elisabeth Roussy » dans le site Chiasson d'Amérique.

Publié dans Pionnieres, Pionniers

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j donald chapados 06/01/2015 21:42

merci tres intéressent