Le fameux livre de Paronnaud

Publié le par Lucie Delarosbil

Basques et Gascons en Amérique septentrionale aux XVIIe et XVIIIe siècles, c'est LE livre. Une véritable mine d'or pour celles et ceux qui recherchent des ancêtres venus au Québec. En effet, c'est dans ce livre qu'ont commencé mes découvertes au Pays Basque des Basques de Paspébiac.  

Bertrand DAROSBILLE

C'est dans ce livre qu'ont pu être retracés Bertrand DARROSBIDE et ses parents, l'ancêtre de tous les DELAROSBIL, DELAROSBY, DELAROSBEL, DEROSBY, DESROSBY, DEROSBIE et DELAROSBYL d'aujourd'hui.

Voici sa description: « Né en 1736 à Bidart de Bertrand, matelot, et de Marie LARRALDE, habitant la maison Briquetenea. Part au service du Roy en 1758. En 1765, à la pêche à la morue à Terre-Neuve, sur le navire ''Bonnaventure'', considéré comme déserteur, ayant volé la chaloupe qu'il commandait le 6 juin. En 1775, dans (sa) paroisse, est déclaré sans nouvelles depuis 10 ans. » Une autre description se rapporte à lui plus jeune : « Né à Bidart en 1734 il est, en 1750, mousse sur la flûte l'''Adour'' pour la pêche en Gaspésie. » Après consultation d'une copie de son registre de la marine, j'ai pu constaté une erreur de lecture. La date exacte qu'il fut « considéré comme déserteur » était le 16 juin 1765, et non le 6 juin.

Jean CASTILLOU

C'est grâce à ce livre qu'a pu être reconstituée la famille basque de l'ancêtre de tous les CASTILLOUX de Paspébiac. Bien que j'avais déjà trouvé l'acte de mariage de ses parents à la mairie de Bidart et son propre acte de baptême, j'ai pu identifier Joannis CASTILLON dans le fameux livre et le localiser parmi ses nombreux oncles portant le même prénom, cousins, frère, père et grand-père. Les descriptions de ces derniers m'ont aussi permis de confirmer des détails au sujet des épouses et des mères de ceux-ci.

Voici sa description: « Taille moyenne et châtain il est né en 1752 à Bidart de Jean, matelot et Marichumé DETCHEVERRY, maison Baroïenenea. Il va à la pêche à St Pierre et Miquelon en 1772. Parti pour Québec, il est déclaré disparu en 1774. » Parmi les prénoms courants basques, Marichumé veut dire Marie, comme Joannis veut dire Jean.

Autres Basques de Paspébiac

René DUGAY figure dans le livre de Paronnaud mais la description ne vient pas d'un registre de la marine: « Né en 1710 à Bayonne, il est marié en 1733 avec Marguerite LEBRETON. Ce couple serait la famille la plus ancienne de Gaspésie et demeure à Pabos en 1747. » Aussi, il y a un Pierre DUGUE dans ce livre: « Né en 1735 à Bordeaux. En 1759, tonnelier sur l'''Aimable Marthe'' de Bayonne, capitaine LARREGUY, qui va à Québec. »   

Un ASPIROT, prénommé Jacques, paraît dans le livre de Paronnaud : « Natif d'Arbonne et locataire de BIDART de Nortarenea. En 1785, engagé pour aller à St Pierre et Miquelon en qualité de garçon de grève pour le compte de NIQUET. En 1788, passager pour St Pierre et Miquelon sur ''L'Insulaire'' de Rochefort pour aller travailler comme saleur pour le compte du Sr. FAURES-CHAUVET de Rochefort. En 1788, noyé à bord d'une goélette appartenant au Sr. MANET, bourgeois de St Pierre. En 1789, sa soeur Catherine charge Jean BOROTRA, sieur de BOUROUS-ITHURRY de Bidart, de retirer les biens du défunt, gains et profits, habits, hardes, coffre... » Est-il possible que ce Jacques fut le père notre Jean ASPIROT de Paspébiac ? Celui qui épousa Catherine DUGUAY en 1795 et, plus tard, en secondes noces, Catherine DAROSBILLE ?  

Concordant aux mêmes années que ce dernier, un Peillo HAROTÇARENA fait partie du livre de Paronnaud: « De Sare. En février 1784, engagé comme garçon de grève pour le compte des sieurs RODRIGUE frères de St Pierre de Terre-Neuve. Il est convenu qu'il devra travailler dès son arrivée à St Pierre, soit dans les grèves soit dans les navires en qualité de charpentier et de calfat, et dans tous les autres travaux il sera employé jusqu'à fin octobre. Après, il sera libre de choisir son activité ou de rentrer en France. De son côté le Sr. RODRIGUE promet et s'oblige à lui fournir les vivres nécessaires et lui reconnaît devoir 20 livres par mois dès son embarquement à Socoa. » Parmi les noms basques courants, Peillo veut dire Pierre. Est-ce le Pierre AROTSAINA de Paspébiac qui épousa Marie DAROSBILLE en 1795 ?

Pour finir, je mentionne que Joannis CHAPADO ne figure pas dans ce livre. Aucun CHAPADO.

© Lucie Delarosbil, 2011

Modifications: 24 juillet 2015

Publié dans Basques & Pays basque

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pebern 24/09/2014 04:56

"Basques et Gascons en Amérique Septentrionale aux XVII° et XVIII° siècles", qui était épuisé depuis longtemps, vient d'être réédité en version entièrement revue. Renseignements à contact@cgpa.net

Lucie Delarosbil 27/09/2014 20:45

Oui ! L'édition de 2014 est sorti en juin, une copie se trouve à la Société de généalogie de Québec.