Les soeurs LAROQUE des pionnières

Publié le par Lucie Delarosbil

Catherine et Marie Magdalaine LAROQUE font partie des femmes pionnières de la Gaspésie du XVIIIe siècle. Sans aucun doute, elles figurent dans toutes les généalogies des familles souches actuelles de Paspébiac et des alentours, et à plusieurs reprises dans la généalogie d’une même personne. Il en est sûrement ainsi avec quelques familles de l’autre côté de la Baie des Chaleurs, au Nouveau-Brunswick.

Aussi, les soeurs LAROQUE font partie de la première génération de cette famille en Gaspésie. Leur père François s’était uni à la métisse Marguerite CAPLAN avec qui il eut trois autres enfants: Jean, George et Charles. Il semble que les parents se seraient noyés ensemble. Au sujet des grands-parents de Catherine et Magdalaine, seul le père de leur mère Marguerite, Guillaume CAPELAN (ou Capela) est reconnu pour avoir eu plusieurs enfants avec une autochtone micmaque (Mik’maq) au nom inconnu.

Filles et femmes de pêcheurs et combattants, elles vivaient toujours pas très éloignées l’une de l’autre. De Gaspé à Paspébiac, en passant par Louisbourg, Pabos, Ristigouche et Bonaventure, avec leurs parents ou leurs époux, elles passèrent la première moitié de leur vie à changer de domicile au gré des variations maritimes et territoriales. Il est tout à fait plausible qu’elles s’installèrent pour de bon à Paspébiac après 1765 et bien avant 1774, années de deux recensements à Bonaventure dont leurs époux ne figurent que sur le premier.

Catherine et Magdalaine étaient les mères de filles qui épousèrent des ROUSSY (Anne Chapado), DUGUET (Madeleine et Véronique Chapado), HUART (Judith Chapado et Madeleine Dunis), CASTILLOU (Marie Jeanne Chapado), ANGLEHART (Anne Chapado), LANTIN (Marguerite Chapado), ALBERT (Geneviève Dunis), DAVID (Catherine Dunis) et DAROSBILLE (Marie Dunis). Deux parmi ces hommes étaient originaires de Bidart, au Pays basque. Un autre de l’Allemagne. D’autres de l’Acadie et d’ailleurs en France.  

Parmi leurs filles, quatre s’unirent à des premiers arrivés (Roussy, Darosbille, Castillou, Anglehart). D’ailleurs, ces mères s’étaient unies aux premiers arrivés CHAPADO (Joannis), MALLET (François) et DUNIS (Louis). Côté garçon, Catherine en eut deux avec Joannis. Seul Jean-Nicolas eut des enfants: quatre garçons et aucune fille. Magdalaine eut un fils avec chacun de ses époux: Jean avec François Mallet et Léon avec Louis Dunis.

Par la suite, leurs petites-filles épousèrent des DARECHE, BRASSEUR, ASPIROTS, LOISEL, PARISÉ, HARQUAIL, AROTSAINA, LANGLOIS, JOSEPH et j’en passe. Parmi eux aussi des premiers arrivants (ex: Aspirots). D’ailleurs, plusieurs de leurs petits-enfants respectifs se sont mariés ensemble avec des dispenses de 3e degré qui leur avaient été accordées par l’Église.

Bref, Catherine fut l’ainée de Marie Magdalaine. La première décéda le 28 septembre 1800 (80 ans), l’autre le 25 février 1816 (environ 90 ans), toutes deux à Paspébiac. Leur vie commença dans la deuxième décennie du XVIIIe siècle, probablement à Gaspé.  

© Lucie Delarosbil, 2011

Modifications : 22 avril 2015 

Publié dans Pionnieres, Pionniers

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