Concernant Marguerite Caplan

Publié le par Lucie Delarosbil

Marguerite Caplan, fille de Guillaume Capela de Gascogne et d’une mère autochtone de la Gaspésie, se serait mariée vers 1720 avec le pionnier François Laroque. Si on s’attend à ce qu’elle avait une quinzaine d’années, elle serait née vers 1705. Était-ce possible ? Pourquoi pas ? Si son père avait vingt-cinq ans en 1712 (voir l’article « Bons baisers de Baie des Chaleurs »), il devait en avoir dix-huit en 1705. C’est jeune mais pas impossible. La présumée date du mariage de Marguerite doit venir de la supposée date de naissance de sa fille Catherine « Laroc », décédée à Paspébiac le 27 septembre 1800 « âgée de près de quatre vingt ans ». (voir l’article « Font-elles partie de vos ancêtres ? ») Mais qui était François Laroque au juste ? Avait-il un lien de parenté avec le Sieur de La Roque, Joseph de son prénom, recenseur et arpenteur de la colonie, parti en 1752 recueillir une succession à Toulouse en France ?

À Louisbourg, lors de son mariage avec Perpétue Lejeune, le 27 novembre 1752, Jean Laroque était inscrit « fils de défunt François Laroque et de Marguerite cappellan ses père et mère originaire de Gaspé ». Marguerite était veuve et originaire de Gaspé (Gaspésie ?). À Ristigouche, Georges Laroque épousait Marguerite Brasseur le 15 juillet 1760. Dans l’acte de son mariage, il était mentionné « fils de François laroch et de marguerite caplan ses pere et mere de la paroisse ». Le décès du père étant clairement affirmé au mariage de Jean en 1752, il serait plausible de croire que Marguerite Caplan était encore vivante, mais pas autant en 1760. À notre connaissance, les Caplan-Laroque avait eu au moins six enfants: Catherine, Madeleine, Jean, Georges, Charles et François, les trois derniers figurant dans le recensement de 1765 de la Paroisse de la Baye des Chaleurs, Bonaventure sous les mentions « George La Roque », « Chles Laroque » et « fs Laroque ». Ce dernier était sans doute le même François « Laroc » qui avait ondoyé Charles Cire, le fils de Charles et de Geneviève Langlois, le 12 mars 1777 (voir l’article « C’est mercredi qu’on les baptise »).

Aucun document ne prouve que Marguerite Caplan était la fille de Guillaume Capela ! De même pour ses soeurs Catherine et Madeleine. Et une certaine Louise. Par contre, toutes les archives qui existent convergent vers cette seule hypothèse devenue une évidence pour une majeure partie de ses descendants. Par ailleurs, la triangulation de tests d’ADN par la salive démontre que la mère de Marguerite était en effet une autochtone. Depuis le 19 mai 2014, Marguerite Caplan fait partie du Catalogue de signatures ADN ancestrales validées en tant que ACPR (ancêtre commun le plus récent). En pleine évolution, ce catalogue édité par le Projet ADN Héritage français progresse en ajoutant sans cesse de nouvelles signatures. Espérons-en d’autres pour nous !

Dans ma généalogie, Marguerite Caplan (Capela) apparaît neuf fois dans ma onzième génération par ses deux filles Catherine (8 fois) et Madeleine (1 fois). On la retrouve encore douze fois dans ma dixième génération: Catherine (8 fois) et Madeleine (4 fois); et deux autres fois dans ma neuvième par ses deux filles, sous les sosa 263 et 387. Aucun de ses fils ne sont mes ancêtres.

© Lucie Delarosbil, 2015

Commenter cet article

Marise Gagnon 14/09/2015 06:31

Bonjour,

Vous avez la même ancêtre que moi. En faisant des fouilles je suis tombée sur votre blogue. Très intéressant et condensé! Merci!

Lucie Delarosbil 17/09/2015 22:16

Merci de votre commentaire, Marise. Ça me fait plaisir. :-)

Jean-Michel Girardot 03/06/2015 15:49

Très intéressant, avec ce mélange des méthodes traditionnelles et de la génétique !

Lucie Delarosbil 10/06/2015 22:54

Merci encore ! La génétique en généalogie semble avoir une certaine importance en Amérique, plus qu'ailleurs.