Grand-mère de mes aïeules Grenier

Publié le par Lucie Delarosbil

Louise LeBerton était une pionnière de notre région de la côte sud de la Gaspésie, tout comme sa soeur Marguerite (voir l’article « Faudrait rien négliger du tout »). Elle s’était mariée avec François Grenier, probablement autour de 1740. Aux environs de 1741 à 1761, elle aurait mis au monde au moins huit enfants: Jean, Nicolas, Pierre, Jacques, Joseph, Marie, un garçon et une fille dont on ne connaît les prénoms, mais identifiés comme tels à partir des recensements de 1761 et 1765. On dit que François était natif de Rivière-Ouelle.

Le 12 juin 1753, son fils Jacques fut baptisé à Pabos, la marraine sa nièce Geneviève Dugué, la fille de Marguerite. Il était né le 21 décembre 1752 « aux llots dépendants de cette paroisse ». Sur l’acte de baptême de Jacques, on avait spécifié que le père pratiquait le métier de « charpentier ». Le même jour, Geneveviève Dugué devenait aussi la marraine de Geneviève Langlois, la soeur aînée de Catherine et de Madeleine, les futures épouses de Jacques et de Joseph Grenier. Joseph serait né vers 1757.

En 1761, le 5 août, Louise LeBerton se trouvait à « Pavos », avec son époux « françois Grenier », une fille et six garçons. En 1765, dans le comté de « Gaspez », la couple « Fs Garnier » avait deux filles et quatre garçons; alors une fille de plus et deux fils de moins qu’en 1761. Une fille serait donc née entre ces deux dates. Trois des garçons avaient plus de quinze ans. Comme un couple « John Garnier » figurait au recensement avec une fille et un garçon en bas âge, ce John étant sans doute le fils de Louise marié à Catherine David, on présume que l’autre fils manquant devait être Nicolas, puisque Pierre, Jacques et Joseph n’étaient pas encore mariés. Sa fille Marie épousera Jacques Lambret (Lambert) le 23 août 1789 à Grande-Rivière.

À Port-Daniel, le 9 novembre 1777, Jacques Grenier, inscrit dans la transcription de l’acte de mariage: « fils de françois Garnie et de Louïse dénon », se mariait avec Catherine Langlois, « fille de pierre l’anglois et de nanette truard ». Six témoins, et non « quatre », avaient apposé leurs marques, et non « sousigné »: « Charle Cire + » (beau-frère de l’épouse), « pierre langlois + » (son père), « joseph garnie + » (frère de l’époux), « René Dugaie + » (cousin de l’époux), « magdelaine langlois + » (soeur de l’épouse) et « marie chapadeau + » (petite-cousine de l’épouse). Le 31 janvier 1780, Joseph Grenier, « fils de françois garnier et de Louise le Berton », se mariait avec Magdelaine Langlois, « fille de pierre langlois et de anne huard », en présence de « Pierre + Garnier » (frère de l’époux), « Pierre + Langlois » (père de l’épouse), « S. m. olivier Bourdages » (le seul qui avait signé ?) et « Pierre + a Chaterine » (?).

Jacques et Catherine avaient donné naissance à au moins onze enfants, entre 1778 et 1801: Jacques (1778), Anne (1780), Marie (v1788), Thaddée (1788), Rosalie (1790), Louise (±1792), Françoise (1792), Marguerite (1795), Jean-Baptiste (v1795), Charles (1798) et Théotiste (1801).

De Joseph et Madeleine, onze enfants aussi naissaient, entre 1781 et 1807: Elisabeth (1781), Jacques (1786), Nicolas (1788), Jean (1791), Joseph (1793), Victoire (1795), Marie-Angélique (1795), Marie-Rose (1797), Cécile (1802), Julie (1805) et Julien (±1807).

Dans ma généalogie, Louise LeBerton se retrouvent deux fois dans ma neuvième génération par ses petites-filles Françoise (sosa 87) de mon côté paternel et Cécile (sosa 119) de mon côté maternel; de même qu’une fois dans ma huitième génération par sa petite-fille Victoire (sosa 49) de mon côté maternel. Cousines germaines, Françoise et Cécile Grenier s’étaient mariées avec Luc et Jules Huart, aussi cousins germains. Par ailleurs, Victoire Grenier avait été la première des trois épouses de Jean-Michel Chapados, le petit-fils du pionnier Joannis et de Catherine Laroque. (voir l’article « Les trois mariages de Jean-Michel Chapados »)

© Lucie Delarosbil, 2015

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